L’ambition est de transformer le bâtiment tertiaire en programme mixte réunissant des logements, du co-living, des services et des commerces en pied d’immeuble. L’originalité de la programmation et la qualité architecturale du projet remportent le concours.
Après une analyse attentive du bâtiment, le projet vise à changer son image fonctionnaliste et à reconnecter les activités sur le sol de la ville. Conservant les qualités architecturales de l’existant (structure en béton, trémies, transparences…), le travail passe par une restructuration de la trame pour adapter les dimensions tertiaires aux contraintes du résidentiel. L’ensemble des façades sont entièrement repensées afin d’ancrer l’immeuble dans une temporalité résolument contemporaine.
La dalle est percée pour implanter les commerces de bouches en pied d’immeubles afin de réinvestir les espaces publics et ramener l’activité de la ville au niveau du sol.
Situé au cœur de Paris – au-dessus de la Gare Montparnasse – le siège parisien de la MGEN, bénéficie d’un emplacement privilégié. Cet immeuble de bureaux qui fut l’objet une première restructuration lourde en 1996, nécessite aujourd’hui une modernisation des espaces ainsi qu’une mise aux normes techniques importantes.
Peu visible depuis la rue, un réel travail de création d’identité visuelle a été mis en place par une redéfinition du parvis et de la signalétique. La façade du parvis autrefois témoin de son époque de construction s’ouvre dorénavant sur l’extérieur. Par conséquent l’ensemble des espaces du hall sont remaniés afin de créer de la cohérence et une véritable qualité architecturale. En continuité avec les valeurs portées par la MGEN et l’agence une architecture intérieure organique, écoresponsable et innovante voit le jour. L’ensemble des plateaux de bureaux sont retravaillés pour remplacer l’utilisation de ventilo-convecteurs par des plafonds rayonnants permettant une meilleure maîtrise thermique et une meilleure définition des espaces. Les noyaux de circulations deviennent qualitatifs et offrent une nouvelle vision de ces lieux rendus conviviaux.
Situé non loin des voies ferroviaires et d’axes routiers, le projet résidentiel Henri Barbusse est conçu pour permettre aux utilisateurs de profiter d’un cadre de vie idyllique dans la ville de Nanterre. Pensé sur le principe de la rencontre, les différents espaces et fonctions s’entremêlent afin de dessiner des lieux favorisant l’échange et le partage. Ainsi l’ensemble des fonctionnalités est relié par des espaces communs, que se soit sous la forme de jardins partagés, de venelle, de terrasses ou bien de rooftop.
Il s’agit de construire une bulle de vie à l’échelle du quartier. Entourée de végétation servant de barrière acoustique et esthétique, la nature prolifère en cœur d’îlot pour former un véritable cocon végétal. Ces points végétalisés sont les épicentres d’activités permettant d’articuler les différents programmes tels que : une résidence intergénérationnelle, une crèche, une résidence tourisme d’affaires et une ressourcerie.
A rez-de-chaussée des services voient le jour tels qu’un restaurant et des commerces afin de rattacher le projet à la ville. En toiture la résidence seniors et la résidence tourisme d’affaires déploient des rooftop afin d’accueillir des évènements et permettre aux utilisateurs d’apprécier un espace entièrement dédié à leur divertissement.
Le projet de restructuration lourde de l’immeuble de bureaux du 69-71 rue de Miromesnil s’est orienté vers une restructuration qui affecte principalement les espaces intérieurs. Elle a pour but une nouvelle organisation tout en gardant la trame structurelle existante des bâtiments avec leurs refends et leurs planchers. Il s’agit de valoriser un patrimoine architectural existant.
Un nouveau noyau vertical permet de desservir, par des ascenseurs double faces et un escalier principal, les deux planchers situés à des côtes altimétriques différentes. De nouveaux espaces de coworking sont installés instituant une nouvelle dynamique au bâtiment. A l’extérieur les verrières sont repensées afin d’optimiser l’éclairage en premier jour. Ainsi au numéro 71 un dallage en verre sur une partie de la cour assure l’éclairement des espaces de coworking. En toiture une série de verrières terrassons sont créées afin de pouvoir apporter du premier jour sur les espaces de travail. Dans le respect de l’architecture existante ces verrières reproduisent le rythme et la trame des fenêtres situées côté cour. Cette intention créée un dialogue entre les deux plans du bâtiment. Toujours dans un souci d’amener de la lumière au sein du bâtiment au 69, la façade sur cour se voit transformée afin d’accueillir un mur rideau aux allèges métalliques apparentes. Élégante et subtile la restructuration du 69-71 Miromesnil métamorphose, tout en préservant l’histoire du bâtiment, un immeuble haussmannien en un fleuron de l’architecture contemporaine.
Le projet 54 République prévoit la construction d’un immeuble de 103 logements en accession situé à Aubervilliers et de commerces à rez-de-chaussée. Ces logements sont à l’alignements de deux axes de circulation, créant ainsi un cocon végétal en cœur d’îlot en retrait de l’agitation des deux rues.Les 6 100 m2 de logements sont par conséquent articulés en 3 cages différenciées permettant l’accès depuis l’avenue de la République et la rue André Karman.
Les contraintes dues à la proximité des axes de circulation et d’alignement au reste du bâti sur rues, ont nécessité une attention particulière quant au dessin des espaces extérieurs liés aux logements et à la préservation de l’intimité des utilisateurs. Le projet est pensé comme un îlot préservant en son sein un cadre de vie paisible pour les usagers tout en voulant offrir des espaces qualitatifs et généreux sur rue.
Chaque logement bénéficiant d’un espace extérieur, le parti-pris architectural instauré est de privilégier des loggias en retrait des façades sur rues et la création de balcons côtés jardin. Le dernier étage, dont la toiture est végétalisée, est agrémenté d’une terrasse filante. Ainsi les résidents peuvent profiter de moments de détente à l’abri de l’animation de la rue.
La façade principale sur les rues est en pierre agrafée de ton clair, avec un calepinage souligné le long des ouvertures. La création des loggias en façade permet une rupture visuelle et d’éviter une lecture monolithique du bâtiment. Ces jeux de relief apportent du dynamisme et un esprit résolument contemporain insufflant une nouvelle identité à son environnement.
Ce centre abrite des espaces de formation, de laboratoires, de démonstration et d’essais des produits 3M, ainsi que les surfaces de bureaux nécessaires au personnel du site.
L’identité architecturale du bâtiment est produite par le choix de la vêture en panneaux d’aluminium perforés, choisis en continuité des façades du siège existant. Cette enveloppe permet de produire une forme homogène et personnalisée par le dessin de ses perforations,de masquer les grilles techniques du système de conditionnement des allèges, et de créer des filtres visuels entre les postes de travail et l’extérieur. Les volumes sont composés suivant le principe de volumes en gradins du siège.
D’une volumétrie simple et d’une matérialité recherchée, l’immeuble intègre la volonté du maître d’ouvrage de produire en ensemble architectural homogène sur le site de son siège, tout en lui conférant une identité architecturale propre à son usage mixte de laboratoires et de bureaux.
L’opération Pierre Grenier représente non seulement un enjeu architectural mais surtout un enjeu urbain. Plus qu’une architecture, il s’agit de créer une vie de quartier, un cadre de développement pour les habitants. Situé sur un axe particulièrement fréquenté de la ville de Boulogne-Billancourt, le projet résidentiel se déploie sur une surface de 8 365 m2.
Au premier plan un édifice fait front à l’agitation de la ville. Implanté sur l’avenue Pierre Grenier, il préserve le cœur du projet tout en offrant des logements de qualité, bénéficiant d’espaces extérieurs. En cohérence avec les besoins de la ville et des futurs utilisateurs se forment à RDC une crèche de 760 m2 sur deux niveaux et un commerce de 115 m2.
Au second plan se dévoile un square de 1 000 m2 accessible depuis la rue par une porche creusé dans le bâti. Au sein de ce jardin, se propage une végétation dense matérialisée par des espaces pédagogiques et des arbres à grand développement. Ces arbres permettront de créer une première barrière acoustique et visuelle pour les immeubles de logements en fond d’îlot. Au total plus d’une trentaine d’arbres seront plantés, pour le square et les logements. Ils créeront un véritable poumon végétal, encore inexistant dans le quartier.
Le projet neuf est construit sur la base de modules préfabriqués en bois. L’organisation générale s’articule autour d’un bâtiment regroupant tous les espaces communs, la zone détente, les vestiaires en liaison directe avec la salle de musculation et de récupération. Ce bâtiment donne accès à une passerelle bois légèrement surélevée par rapport au sol et qui dessert trois ensembles de 12 chambres, pour atteindre 36 chambres twins conformément au programme. Chaque chambre est un module standard, préfabriqué entièrement en usine, de 22 m2 ,4 m de large par 5,50m. Ces dimensions sont optimisées pour tenir compte des dimensions des camions qui les achemineront.
Chaque chambre a sa propre salle de bain et son WC séparé. Les lits sont disposés perpendiculairement à la façade pour permettre d’offrir une belle vue identique à ses deux occupants. Les façades sont en bois, en mélèze prégrisé. Le jeu des toitures anime les façades et casse la monotonie. Ces pentes plus importantes sur les espaces communs offrent de très beaux volumes à l’extérieur comme à l’intérieur et notamment dans l’espace détente et les salles de sport. Un shed permet d’offrir un éclairage zénithal à toute la partie vestiaire, dont la façade est forcément plus opaque.
La décoration se veut moderne avec la présence du bois couplé à une couleur plus vive. Un code couleur pourrait être proposé pour différencier les différents bâtiments. Le football sera signifié aux travers d’illustrations murales et les fils tendus, tressés seront un clin d’oeil au filet de la cage de but. Cette décoration est le fruit d’une collaboration avec Alexandra Bizard.
L’opération consiste à développer un ensemble de logements et un parc de stationnement sur un niveau de sous-sol, qui offrira un cadre de vie de qualité à ses futurs habitants ainsi qu’une image valorisante confirmant le renouveau du quartier. L’opération consiste en la réalisation de 68 logements en R+3+Attique.
Les logements situés au rez-de-chaussée bénéficient tous de jardins privatifs conséquents pour la préservation de leur intimité et le bien-être de leurs habitants. Ce sont tous de grands appartements familiaux pour lesquels ces espaces extérieurs seront un atout majeur. Le projet est composé de deux entités différentes. Ces deux entités se distinguent l’une de l’autre par une écriture architecturale différente, tout en restant en profonde cohérence l’une avec l’autre. Les façades de l’ensemble du projet sont le reflet de ce parti pris. Traitées de manière sobre et élégantes, elles sont composées à partir des mêmes matériaux et revêtements, mais ceux-ci sont employés différemment.
Pour introduire plus de variété visuelle et éviter un effet trop régulier, les balcons sont de deux types : des « boîtes » d’un niveau qui semblent jaillir de la façade et des balcons plus ouverts avec des garde-corps métalliques sur leurs trois faces. Ces deux types de balcons sont placés en quinconce pour préserver l’intimité des habitants et apporter encore plus de rythme aux façades.
Pour créer la jonction entre un quartier en plein renouvellement, la ZAC Jean Zay, composée de projets à l’aspect résolument contemporain et la zone pavillonnaire à l’architecture plus traditionnelle, ce projet propose une réponse sobre et contemporaine qui repose sur la qualité des matériaux choisis. Un soin particulier sera donc porté à leur sélection.